L’ECOTRAIL DE PARIS 2017 : MON PREMIER TRAIL

Depuis au moins 1 an , l’idée et même l’envie de goûter au trail n’ont pas arrêté de grandir dans mon esprit.Plutôt que de continuer à hésiter , j’ai décidé il y a quelques mois de sauter le pas!Je me suis alors inscrit à l’Ecotrail de Paris 2017.

Cette manifestation sportive regroupe 4 « courses nature » (nom français du trail) avec des distances différentes.Il y a un 18 kms , un 30 kms , un 45 kms et un 80 kms!Il faut préciser que je prépare le marathon de paris 2017 que je vais courir le 9 avril si tout va bien.

J’ai donc été prudent en m’inscrivant au plus « facile » des 4 : le 18 kms.Mon objectif n’était pas de faire la meilleure performance possible.Je voulais découvrir la course dans un milieu naturel , me faire plaisir et profiter du cadre.

Quand je fais une compétition pour la première fois , j’essaye de ne pas y aller à fond.Quand on ne connaît pas un parcours , il est difficile d’avoir un objectif de temps.En course nature (ou « trail ») , c’est encore plus vrai.

C’est comme pour quelqu’un qui fait toujours du vélo sur route et qui va faire du VTT en forêt.En trail vous ne courez pas sur  route mais sur des sentiers , des pierres etc…Vous enchaînez les montées et les descentes.

Pas de temps à perdre , je vous raconte ma première!

1)MON ÉQUIPEMENT

La course nature propose des conditions différentes de la course sur route.Des chaussures de running et une simple tenue de course ne suffisent pas.

MES CHAUSSURES

Le sol sur lequel se déroule un trail est différent du bitume des courses sur route (10 kms , semi-marathon , marathon).Pendant un trail , vous posez vos pieds sur de la terre , des pierres , de la boue .Le sol est moins stable , il y a du dénivelé…

J’ai donc utilisé des chaussures spéciales « trail ».Ce sont des « running » plus lourdes que celle que l’on utilise sur route.Elles sont renforcées comme des chaussures de sécurité pour protéger des chocs contre les pierres.Elles maintiennent mieux les chevilles.

J’ai vu des participants qui n’en avaient pas , c’est leur choix.En ce qui me concerne ,je suis raisonnable de nature , surtout avec l’âge , alors j’ai acheté des chaussures adaptées pour cette première course nature.

MA TENUE

Comme le départ se faisait à partir de 8 h 30 , la température était plutôt fraîche.En ville , les immeubles , les véhicules et la population produisent de la chaleur.Cela veut dire que la température ressentie est plus basse en milieu naturel.Il y a aussi plus de vent et moins d’obstacles (bâtiments) pour l’arrêter.

Il faut donc se couvrir plus que d’habitude.J’ai donc prévu un pantalon « collant » pour éviter les frottements tout en étant au chaud.Je portais aussi un maillot de running avec un coupe-vent imperméable.J’ai enfin pris un bonnet et des gants de course.J’ai choisi un maximum de précautions.

MON SAC

Le trail se court en « semi-autonomie » , c’est à dire dans l’esprit que vous êtes seul à courir et évoluer dans la nature.Il faut donc un sac spécial pour transporter la boisson , les aliments et le matériel nécessaire.J’ai donc un pris sac de course à pied avec des gels énergétiques , 1 litre d’eau , une couverture de survie , un sifflet , mon passeport , 20 euros en espèces et mon téléphone.

Dans mon répertoire j’ai pris soin d’enregistrer les coordonnées des organisateurs en cas de souci.Dans une course nature , il n’y a pas de route , donc pas d’ambulances ni de sauveteurs sur le parcours.Il y a juste un pc sécurité.Il faut donc pouvoir téléphoner si on a un souci ou si on voit un autre coureur en difficulté.Le règlement de la course impose toutes ces précautions : si on ne le respecte pas on est disqualifié!

2)LA COURSE

La distance est de 18 kms.Il y a un seul ravitaillement au milieu , au kilomètre 9.Cela se déroule dans les Hauts de Seine , à Meudon , Chaville et Saint-Cloud.Il y a un dénivelé positif de 400 métres.Cela veut dire que cela monte un peu mais pas trop.

C’est une course avec des sentiers et des chemins de forêt.Il y a quelques rares passages en ville sur de la route et des trottoirs mais sinon l’essentiel du parcors se faisait sur des chemins de terre , sur des pierres et sur un peu de boue pendant 18 kms.Mon objectif est de finir la course.

Pour être finisher il faut finir la course avant la barrière horaire : c’est le temps maximum pour ne pas être disqualifié.Pour le 18 kms , il faut faire moins de 4 heures.C’est accessible mais restons modestes et prudents.

UN DÉPART PRUDENT

Je suis un débutant total sur un trail.Je vais courir avec des chaussures plus lourdes et moins souples que d’habitude , avec un sac chargé et sur un terrain accidenté et jamais vraiment plat.Il y a environ 2500 participants.Le départ se fait par vagues de 250 coureurs.Je suis dans la troisième vague.

Le départ est donné et je décide de commencer en mode footing.Ma stratégie du jour c’est la prudence.Je découvre un nouveau « sport » ou presque , j’ai un objectif principal qui est le marathon de Paris le 9 avril , alors allons y doucement.

Nous partons donc avec le léger bruit de la foulée des coureurs sur le gravier et sur l’herbe.Chaque coureur essaye de trouver son rythme.J’entends des coureurs discuter , rire  mais rien à voir avec les ambiances festives et bruyantes de course sur route.

En trail , l’ambiance est plus calme , on entend les oiseaux qui chantent et le vents qui remue les branches des arbres.Il y a un vrai parfum de randonnée un peu accélérée.Après une première côte de quelques mètres je passe le premier kilomètre sans difficulté en gardant un rythme modéré.

Je pense à me faire plaisir et à profiter du ravitaillement à mi-course.Il n’y pas d’indication de kilométrage , simplement des rubans en plastique attaché aux arbres et des flèches en bois indiquant la bonne direction.Du coup , seuls ceux qui ont une montre GPS peuvent mesurer leur vitesse et la distance en temps réel.

LE TEMPS N’EXISTE PAS

Si les indications de kilométrage ne sont pas présentes sur le parcours , je peux vous assurer que le temps passe plus vite que dans une course sur route.Le calme de la nature , l’alternance des montées et des descentes (on parle de parcours vallonné) , la variété du paysage et du sol ( pierre , terre , herbe , boue…) sont pleins de détails qui font presque oublier l’effort.

J’ai couru 2 heures , et à la fin j’ai eu l’impression que j’aurais pu encore enchaîner sur 2 autres heures!Pourtant , le sol , différent du macadam et les côtes qui défilent sont des défis intenses pour mes mollets et mes cuisses!

L’ASCENSEUR

Je n’ai pas fait le compte exact mais il doit y avoir presque une vingtaine de montées et descentes.Les montées sont exigeantes pour les jambes et demandent plus de puissance que sur du plat.Les descentes sont plus rapides , plus techniques , et aussi très exigeantes pour les cuisses.

Dans cette course , par peur de me blesser et à 20 jours de mon objectif numéro 1 de l’année (le marathon de Paris le 9 avril) j’ai beaucoup ralenti pour monter les côtes.J’ai même beaucoup marché lors de la 2 ème partie de la course.Surtout sur 3 côtes (au 6 ème , 9 ème et 11 ème kms) qui étaient très raides.

Mais , et c’est aussi un des charmes du trail , les descentes sont l’occasion de travailler différemment mes muscles et la techniques de course (pose du pied , gestion des appuis).Descendre demande de l’habileté , des réflexes et donc de la concentration.J’ai risqué de glisser , et même de tomber plusieurs fois!

3)MES IMPRESSIONS

J’ai fait plusieurs courses sur route depuis que je fais des compétitions de running.Pourtant , ma participation à un premier trail m’a vraiment procuré beaucoup de plaisir.

AMBIANCE ZEN

Dans cette course il y a 2500 participants environ.Pour le marathon de Paris il y aura presque 60000 coureurs au départ !L’ambiance est donc plus zen.De plus , comme il n’y a pas de trottoirs en forêt  , on ne voit pas de spectateurs sur le parcours.

Les rares personnes que l’on croise sont les bénévoles.Tout est là pour profiter de la nature et courir dans le calme.J’avoue que j’aime beaucoup l’ambiance du marathon de Paris avec les badauds qui encouragent les participants et les animations (musique , spectacles…).

Malgré tout , le charme de la course nature est très agréable et apaisant.C’est une autre façon de courir.On peut aimer les deux.En tout cas , cela me donne envie de courir un autre trail.

DU FUN

Je disais plus haut qu’il y avait une vingtaine de côtes sur cet Ecotrail de Paris.Certaines montées étaient assez raides : je n’ai pas hésité à marcher pour ne pas me fatiguer ni me blesser.Dans les montées on fait un gros travail musculaire : les muscles des cuisses , les mollets…Mais le cardio aussi : votre cœur et vos poumons.

C’est un exercice qui demande plus de puissance que le plat.Cela permet aussi de travailler son mental.En revanche , les descentes donnent l’occasion de prendre de la vitesse et d’améliorer la technique de course , les appuis et la souplesse des articulations.Sur cette course , j’ai pu me faire beaucoup plaisir en phase de descente de côtes.

J’ai eu pas mal de sensations à prendre de la vitesse tout en faisant attention à la pose de mes pieds.J’ai d’ailleurs dépassé beaucoup de concurrents en descente.Mais j’avoue que certains m’ont rattrapé après 😐 !Cela rappelle l’enfance , quand je faisais du vélo en pente descendante.Le trail a un côté ludique qu’on ne trouve pas dans la course sur route.

À QUAND LA PROCHAINE ?

Je n’ai qu’une hâte : refaire un trail dès que possible.J’ai découvert la course nature qui permet de courir dans un cadre différent de la ville avec moins de bruit , moins de public et moins de coureurs!Cela permet de mieux ressentir et vivre la course.

Je me suis senti plus à l’écoute de mon corps et plus en osmose avec mon environnement.Pourtant , cela n’empêche pas d’avoir des moments plus fun et moins calme : la course en descente.Vous ressentez la vitesse et vous testez votre habileté.

Mais attention!J’ai vu pas mal de coureurs trébucher dans les descentes!Ce qui est aussi intéressant dans ce type de course c’est la nécessité de courir avec un sac pour pouvoir transporter son ravitaillement , une couverture de survie , de l’eau.

Cela oblige à s’habituer à courir avec un sac mais surtout à être plus responsable que d’habitude.En tout cas j’ai adoré.Vivement un prochain trail!En attendant , il me reste à finir de me préparer pour mon objectif majeur : le marathon de Paris.

Et vous?

À bientôt! 

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