MON SEMI-MARATHON DE PARIS 2017

mon cinquième semi de paris

Le semi-marathon de Paris 2017 est mon 5ème depuis 2013.C’est mon 5ème semi-marathon de Paris mais aussi mon 5ème semi-marathon tout court!Jusqu’à il y a 3 ans , c’était avec Le Paris-Versailles mon principal objectif de l’année.

La raison est que je ne faisais que ces 2 courses chaque année.Il pouvait m’arriver de faire 1 ou 2 petites courses en plus.Mais en début d’année le semi-marathon de Paris est devenu l’objectif principal.

Maintenant , mon objectif ultime est surtout de faire des distances de plus en plus longues.C’est pourquoi , j’ai goûté au marathon depuis 2014.Le semi-marathon de Paris est alors devenu une étape dans mon objectif numéro un : m’améliorer au marathon.

En progressant sur cette distance , je pourrais alors passer à une étape supplémentaire : participer à des courses plus longues.Et pourquoi pas 100 kms un jour?!En attendant je vous propose de partager avec vous ma matinée du 5 mars 2017 et mes 21,097 kms parisiens.

1)MA PRÉPARATION

J’ai repris le sport en 2008.J’avais « déjà » 34 ans.Cela veut bien dire que l’on peut retrouver la forme à presque n’importe quel âge avec un peu de sérieux , de motivation , et de patience.J’ai commencé à courir régulièrement en 2010 après avoir perdu 16 kilos.Je prépare des courses chaque année depuis 2012.J’ai fait et finit mon premier marathon en 2014.

Depuis je me prépare chaque année avec pour objectif d’être dans les meilleures conditions pour le marathon de Paris en avril.C’est mon objectif principal de l’année.C’est pour vous expliquer qu’avant de courir le semi-marathon de Paris je suis en préparation marathon.Cette course se déroule  1 mois avant le marathon de Paris (5 mars pour le semi-marathon et 9 avril pour le marathon en 2017).

Pendant cette préparation , j’ai essayé de faire au minimum 3 séances par semaine , d’aller à la piscine chaque semaine , et de faire un peu de musculation.Après , même si je considère essentiel de planifier mes séances pour préparer mes objectifs , ce n’est pas toujours facile de respecter un programme.Avec une vie de famille et une vie professionnelle , il faut être bien organisé pour pouvoir s’entraîner régulièrement.

Il m’est donc déjà arrivé de ne pas pouvoir faire toutes mes séances.Pour compenser , j’essaye d’être actif toute la journée en privilégiant la marche pour mes déplacements.Ceci dit , j’arrive au mois de mars dans un état de forme acceptable par rapport aux années précédentes.Au moment d’aborder mon cinquième , je me sens prêt et préparé.

2)QUELS OBJECTIFS

Logiquement , quand on participe à une course , on a au moins un objectif.Il va dépendre de notre niveau , de notre motivation et de notre expérience.Mais , on se rend vite compte que les objectifs peuvent être multiples dans une seule course.Dans mon cas , comme pour tout coureur amateur qui souhaite progresser , le contexte est important.

Nous sommes en mars et je participe au marathon de Paris en avril.En participant au semi-marathon un mois avant , mon objectif principal est d’être au meilleur de ma forme pour les 42 , 195 kms.Mais je suis un compétiteur , même amateur et de niveau modeste , et j’essaye de faire mon maximum à chaque course.J’ai donc pris le départ dans l’esprit de faire le meilleur semi-marathon possible.A tort ou à raison ?On verra après mon marathon dans 1 mois!

J’ai un record à 1 h 48 et mon objectif est de passer sous les 1 h 45.En fonction de l’objectif chronométriques , il y a plusieurs SAS avec des meneurs d’allures.Pour ceux qui ne connaissent pas , ce sont des coureurs bénévoles qui courent avec les participant en adoptant l’allure de l’objectif souhaité.Ils ont un drapeau qui flotte au dessus de leur T-shirt avec le temps de leur SAS.

Si vous souhaitez courir en moins de 2 h 10 il y a un SAS pour vous etc…J’ai choisi le SAS 1 h 40 car le semi-marathon est une course avec une forte participation , alors bonjour les embouteillages!J’aurai peut être dû prendre le SAS 1 h 45 mais on va voir si j’ai eu tort ou pas.

3)MA COURSE

J’arrive sur le site du départ pour déposer mon sac à dos avec des affaires de rechange avec du retard.Chaque SAS part à un horaire différent , ce qui est logique.Ce sont les coureurs de haut niveau , les élites , qui partent en premier.Mon SAS , le 1 h 40 prend le départ à 9 h 10.Le fait d’arriver en retard m’ajoute un peu plus de stress.Quand mon sac est déposé je me dépêche de rejoindre mon SAS , qui est sur le point de fermer.

Avant d’arriver , je commence déjà à me dire que je vais arriver trop tard.Les retardataires sont souvent recalés au SAS d’après , qui est plus lent.Finalement , j’arrive à temps , et j’ai même la chance de trouver rapidement un meneur d’allure à 10 mètres devant moi.Je me dit que j’ai de la chance.

Le temps de sautiller un peu et le départ arrive.La course commence à l »heure et je m’accroche au rythme du meneur d’allure avec pour objectif de ne pas me faire distancer.Après quelques jours de recul , d’analyse , et de réflexion je pourrais diviser cette course en 3 parties qui représentent 3 situations différentes physiquement et mentalement.

KILOMÈTRE ZÉRO À 13 : L’ESPOIR ET LA MAÎTRISE

Le meneur des 1h40 fait 1 kilomètre en 4 minutes 43 secondes.C’est la cadence nécessaire pour ce chrono.Cela correspond à une vitesse de 12,6 kms/heure.Au départ , je décide de tenter de le suivre 1 ou 2 kms et de baisser le rythme.Mais la course à pied , c’est un peu comme l’hypnose , quand vous êtes pris par l’ambiance et par l’adrénaline vous ne voyez pas venir les pièges…

Mes 1 ou 2 kms se sont transformés en 13 kms.Cela a alors eu beaucoup de conséquences sur ma confiance et sur ma stratégie de course.À partir du kilomètre 5 ma confiance à augmenté , et même trop.Ma stratégie aussi : j’ai commencé à croire que je pourrais peut être m’approcher des 1 h 40.Mon objectif de 1 h 45 était devenu presque insuffisant pour ma satisfaction.

Et j’ai cru que je pouvais tenir jusqu’au bout.Mais la course à pied est toujours là pour me remettre à ma place…Et la suite me donnera tort.Il y a eu un ravitaillement au kilomètre 5 : je l’ai « zappé » car je n’avais pas soif , que je me sentais bien , et que je ne voulais pas lâcher le meneur d’allure.Au kilomètre 10 j’ai attrapé un quartier d’orange et une bouteille d’eau en ralentissant un peu.Je boucle mes 10 kms en 48 minutes (12,4 kms/heure).

Je suis en avance de 3 minutes sur mon objectif.C’est à partir de là que mon corps va commencer à me punir.Mais il me faudra 3 kilomètres pour m ‘en rendre compte et l’accepter.Du kilomètre 10 au kilomètre 13 , le drapeau des 1 h 40 vas disparaître de mon champ de vision petit à petit , doucement mais sûrement.À un des virages que compte le semi-marathon de Paris , je ne le reverrai plus de la course!

KILOMÈTRE 13 À 20 : LA DÉCEPTION ET LE DÉCROCHAGE

Je peux d’abord dire que malgré la perte de vitesse qui a déjà commencé je ne ressens pas de douleur ou de fatigue.Pour la douleur , je dois dire que c’est plutôt un bon signe.C’est déjà une bonne chose puisque l’important est d’abord de ne pas risquer de se blesser et de ne pas trop souffrir.Mais je pense que pour la fatigue , ne pas la ressentir ne veut pas forcément dire qu’elle est absente.

J’ai remarqué que depuis que je commence à avoir plusieurs années de coureur amateur mais régulier derrière moi , j’ai de plus en plus de mal à ressentir la fatigue.Je ne sais pas si c’est l’habitude physique ou une question de mental.Toujours est il que ma vitesse de course continue à diminuer : à chaque kilomètre de plus ma montre me prouve que mon rythme s’est réduit.Au kilomètre 15 je cours depuis 1 h 15…

Je suis en retard de 3 minutes sur mon objectif.Mon avance au 10ème kilomètre a disparu!Adieu les 1 h 40 mas aussi les 1 h 45!Mon moral baisse et je commence à accepter l’idée que je vais rater mon objectif.Le mental est hyper important dans beaucoup de domaines.En course à pied , dans une séance difficile et surtout en compétition , la force mentale est essentielle.Le corps obéit au cerveau.

À partir du moment ou je me suis rendu compte de ma perte de vitesse et de mon erreur de stratégie , mes jambes ont continué à ralentir encore plus vite.C’est très bizarre comme sensation : vous pensez essayer d’accélérer , mais vos jambes semblent collées au sol comme sur du chewing-gum et votre vitesse diminue lentement mais sûrement.

DERNIER KILOMÈTRE ET FINISH : LE SURSAUT

Cela a continué comme cela jusqu’au kilomètre 20.À ce moment là mon chrono annonce 1h45.C’est foutu pour les 1h45 et moins…Mais c’est aussi compromis pour faire mieux qu’en 2016 : 1h48.Pourtant , je ne sais pas si c’est ma fierté , un réveil ou un retour en forme (je pense que c’est un peu des 3) , mais j’ai accéléré et retrouvé mon rythme de départ pour finir la course en un peu plus de 1h49…Je ne bat pas mon record cette fois et mes sentiments sont partagés.

4)LES LEÇONS À RETENIR

Depuis que je cours le semi-marathon , en 2013 j’ai toujours amélioré mon temps d’une année à l’autre.En 2016 , j’ai réussi 1 h 48 en étant persuadé de pouvoir faire mieux.

J’ai essayé de m’approcher des 1 h 45 voire mieux cette année.Je me sentais plus en forme et plus performant.Pourtant , je n’ai pas atteint mon objectif.Je ne fais que 1 h 49 mins 49 secondes.

Durant cette édition 2017 , la pluie et le vent ont été assez intense surtout à partir de 9h30.Pour 90 % des participants le mauvais temps a duré toute la course.Pourtant , je ne veux pas me cacher derrière l’excuse du mauvais temps.

Je dois d’abord faire attention à bien respecter un rythme de course adapté à mon objectif et à mon niveau réel.Si j’avais démarré la course un peu plus lentement , je suis sûr que j’aurais pu faire un meilleur temps.

Je dois aussi mieux gérer les ravitaillements.Au niveau de l’entraînement je sais qu’il faut avoir un kilométrage hebdomadaire suffisant et régulier.Il faut faire plus de musculation , d’entraînement croisé et de natation.

Malheureusement , il faut aussi du temps disponible pour pouvoir bien se préparer.Le côté positif est que j’enchaîne les courses et que je n’aurais pas le temps de me démotiver.J’ai d’ailleurs décidé de faire plus de course par an à partir de cette année 2017.

Je pense que pour progresser il faut bien s’entraîner mais aussi avoir plus d’expérience en faisant plus de compétition.Je vais donc enchaîner avec le 18 kms de l’Ecotrail de Paris le 18 mars 2017 pour arriver au marathon de Paris le 9 avril.

Je vais donc faire mon premier trail sans objectif de chrono.Je ne rechercherais que le plaisir et la découverte.Pour le marathon , j’espère pouvoir m’approcher de mon meilleur temps (3h53…) ou même établir mon nouveau record!

On verra.

À bientôt! 

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